Eyema byeri, gardien de reliquaire fang, Gabon — Metropolitan Museum of Art, CC0
Saviez-vous que
La réputation attribuée aux Fang demande à être examinée avec prudence.
Les administrations française, allemande et espagnole ont employé les formes Pahouin, Pangwe et Pamue pour des personnes qui se nomment Fang. Pahouin est aujourd’hui jugé méprisant, notamment en raison des accusations de cannibalisme qui lui ont été associées.
La fiche rapporte que des Fang auraient entretenu cette réputation pour tenir les visiteurs à distance. Elle ne cite toutefois pas de source consacrée à cette affirmation. Ce récit demande donc une vérification avant de pouvoir être retenu.
PeupleFang
PaysGabon
PaysGuinée équatoriale
PaysCameroun
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Gourmantché est parfois confondu avec Gurma, employé en anglais, ou Gourma, employé par l'administration burkinabè. Ces formes viennent des manières française et britannique d'écrire le nom à l'époque coloniale. Elles ne correspondent pas à un nom unique employé durablement par le peuple lui-même.
Pourquoi ce nom pose problème : Gourmantché est parfois confondu avec Gurma, employé en anglais, ou Gourma, employé par l'administration burkinabè. Ces formes viennent des manières française et britannique d'écrire le nom à l'époque coloniale. Elles ne correspondent pas à un nom unique employé durablement par le peuple lui-même.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Frafra peut avoir des connotations péjoratives dans l'usage local. Il ne désigne pas un groupe ethniquement homogène mais un ensemble de peuples distincts (Gurensi, Talensi, Nabdam, Kusasi) regroupés sous ce label colonial en raison de leurs similarités culturelles et linguistiques.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Gurunsi regroupe des peuples non necessairement proches; les Kasena s'en distinguent et preferent leur propre designation ethnique.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Gourounsi, écrit aussi Gurunsi, vient de l'extérieur. Les catalogues rangent les Winye sous ce nom d'ensemble, avec d'autres peuples. Selon l'anthropologue Jean-Pierre Jacob, ce serait un sobriquet en moore, la langue des Mossi, donné aux peuples qui vivaient au sud-ouest du royaume mossi, et qui voudrait dire « gibier de battue ». Employé seul, ce nom ne dit pas celui que les Winye se donnent.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Kisii ne designe pas le peuple dans leur propre langue mais une ville (Kisii, aussi appelee Bosongo ou Getembe). Il provient de l'administration coloniale britannique. Le nom authentique est Abagusii.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Podoko/Podokwa designe a la fois un peuple et sa langue (Parkwa, ISO pbi), ce qui cree une confusion dans les sources. La grande variete des orthographes europeennes (Podogo, Podokwo, Parekwa, Parkwa) reflete les difficultes des transcriptions coloniales.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Shangaan est souvent utilise de facon abusive pour l'ensemble des Tsonga, ce qui est historiquement inexact: les Shangaan ne sont qu'une fraction des Tsonga, liee a l'empire de Gaza de Soshangane (1820s). Cela cree des tensions identitaires, notamment en Afrique du Sud ou des communautes tsonga preexistaient a Gaza et refusent l'etiquette Shangaan. En Mozambique, l'appellation Changana est utilisee.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Kwararafa designe a la fois le peuple jukun et leur ancien empire, ce qui peut preter a confusion. Le nom Jukun couvre plusieurs groupes dialectaux distincts (Wapa, Wanu, Jiba) qui ne se reconnaissent pas tous sous ce denominateur commun.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Toura sont parfois confondus avec les Mahou (Mahouka), leurs voisins proches avec qui ils partagent de nombreuses pratiques culturelles et des masques similaires. Wikipedia (FR) note explicitement ce lien : 'les Toura ont un lien avec les Mahous : ces deux ethnies ont presque les memes fetes villageoises, coutumes et masques'. La classification de la langue toura oscille entre le sous-groupe Dan-Toura (Mande du Sud) et un positionnement autonome.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Toura sont parfois confondus avec les Mahou (Mahouka), leurs voisins proches avec qui ils partagent de nombreuses pratiques culturelles et des masques similaires. Wikipedia (FR) note explicitement ce lien : 'les Toura ont un lien avec les Mahous : ces deux ethnies ont presque les memes fetes villageoises, coutumes et masques'. La classification de la langue toura oscille entre le sous-groupe Dan-Toura (Mande du Sud) et un positionnement autonome.
Pourquoi ce nom pose problème : La partition Guéré / Wobé est une construction coloniale artificielle qui ne correspondait à aucune frontière culturelle, linguistique ou identitaire préexistante. Elle a engendré des divisions qui se sont progressivement institutionnalisées malgré leur caractère arbitraire.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bushmen est historiquement pejoratif et reducteur. San (pluriel de San) est le terme generalement prefere par les organisations de defense des droits. Central Kalahari Bushmen efface la diversite linguistique et culturelle des peuples distincts du Kalahari (Gǁana, Gǀwi, Gwikwe, etc.).
Pourquoi ce nom pose problème : Les Dan jugent Gio méprisant en raison de son lien supposé avec le mot bassa pour esclave. Il reste employé dans les documents officiels libériens et certaines publications de recherche en anglais, malgré leur préférence pour leur propre nom, Dan.
Pourquoi ce nom pose problème : La designation Kussi est parfois confondue avec d'autres groupes. Le nom Cassanga renvoie egalement au royaume historique de Kasa (ou Kasanga) de Casamance, qui etait domine par des elites mandinguisees.
Pourquoi ce nom pose problème : Fellata peut être employé comme une insulte dans certains contextes au Soudan et au Tchad. Il est alors associé à l'idée que les migrants ne seraient pas les bienvenus. Ces noms donnés par d'autres personnes diffèrent de Fulɓe, le nom que les personnes concernées emploient pour se nommer. Fulani est parfois utilisé pour parler uniquement des pasteurs nomades, alors que ce nom désigne aussi d'autres personnes.
Pourquoi ce nom pose problème : Habesha a plusieurs sens selon le contexte. Dans son sens traditionnel le plus restreint, il désigne les peuples chrétiens orthodoxes des hauts plateaux qui parlent des langues sémitiques : Amhara, Tigrayens et Tigrinya d'Érythrée. Dans un sens plus large, il peut inclure les Gurage, les Argobba et les Harari. Les musulmans des hauts plateaux, notamment les Jeberti, ont historiquement refusé ce nom. Des Éthiopiens et des Érythréens vivant à l'étranger l'emploient pour affirmer une identité commune au-delà des frontières nationales. Certains membres de groupes dominés ne se reconnaissent toutefois pas dans cet usage.
Pourquoi ce nom pose problème : Les langues dogon constituent une famille independante avec environ 12 langues et 50 sous-dialectes tres divergents, dont beaucoup ne sont pas mutuellement intelligibles. L'unite ethnique Dogon est culturelle et territoriale plutot que strictement linguistique. Le terme Dogon recouvre donc des groupes dont les langues sont aussi eloignees que des langues differentes.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identité amhara est complexe car ce groupe a longtemps exercé une domination politique et culturelle sur l'Éthiopie, ce qui a conduit à confondre l'identité amhara avec l'identité éthiopienne elle-même. Sous le FDRE (depuis 1991), l'organisation ethnique de l'Éthiopie a généré des tensions autour de la définition de l'amharité (débat Mesfin Woldemariam vs Meles Zenawi en 1991).
Pourquoi ce nom pose problème : L'identite hadiya est complexe : la definition historique basee sur l'ancien Sultanat Hadiya inclut des groupes ethniques aujourd'hui connus sous d'autres noms (Silt'e, Qabeena, Alaaba). Le terme Hadiya designe strictement aujourd'hui les groupes parlant le hadiyyisa (Hadiya proper), mais il est parfois utilise dans un sens plus large.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Hadimu rappelle leur statut historique de sujets subordonnés aux sultans omanais de Zanzibar. Certains membres de la communauté préfèrent d'autres désignations pour s'affranchir de cette connotation servile.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identite hadiya est complexe : la definition historique basee sur l'ancien Sultanat Hadiya inclut des groupes ethniques aujourd'hui connus sous d'autres noms (Silt'e, Qabeena, Alaaba). Le terme Hadiya designe strictement aujourd'hui les groupes parlant le hadiyyisa (Hadiya proper), mais il est parfois utilise dans un sens plus large.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identite hadiya est complexe : la definition historique basee sur l'ancien Sultanat Hadiya inclut des groupes ethniques aujourd'hui connus sous d'autres noms (Silt'e, Qabeena, Alaaba). Le terme Hadiya designe strictement aujourd'hui les groupes parlant le hadiyyisa (Hadiya proper), mais il est parfois utilise dans un sens plus large.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Haiǁom sont souvent classes parmi les San (Bushmen), terme generique que certains membres rejettent. Leur langue, qu'ils partageaient initialement avec les groupes Ju voisins, s'est progressivement converge vers le Khoekhoe sous influence des Nama expansionnistes aux 16e-17e siecles, rendant leur classification ambigue.