Système politique traditionnel
Organisation en chefferies dirigees par des Ardo (chefs pastoraux) ou des Almami (chefs religieux-politiques). Les Etats theocratiques historiques (emirats, imamates, califats) sont structures selon la loi islamique malekite. Le code Pulaaku regle les comportements : Munyal (patience), Gacce (pudeur), Hakkille (sagesse et hospitalite), Sagata (courage).
Organisation clanique
Structure clanique patrilineaire. Hierarchie sociale en quatre categories : noblesse (Rimbe/Dimo, Fulbe de souche libre), artisans et griots (caste libre mais endogame), serviteurs et anciens captifs (Maccudo/Rimmayybe). Environ 50% des habitants de l'Adamaoua etaient de statut servile au XIXe siecle. Les noms de famille (Diallo, Balde, Barry, Sow, Bah, Jallow) signalent les origines régionales et les lignages.
Grades d'âge
Classes d'age structurant les activites pastorales et militaires. Rites de passage masculins incluant l'epreuve du Sharo (fouet) chez certains groupes (Wodaabe), testant l'endurance et la dignite du jeune homme.
Rôle des lignages
Lignages patrilineaires determinant l'identite, le statut social et les alliances matrimoniales. Endogamie privilegiee (cousins croises ou paralleles). La genealogie et les origines nobles (Torobe) sont centrales pour l'acces aux charges politiques et religieuses.
Autorité religieuse
Autorite des oulemas (savants religieux) et des chefs religieux (Almami, imam). L'islam sunnite (majorita irement malekite) structure l'ensemble de la vie sociale. Grande tradition islamique savante, particulierement chez les Torobe (fondateurs de plusieurs jihads réformateurs).