Figure masculine, Tabwa, Metropolitan Museum of Art (1978.412.592) — Wikimedia Commons, CC0
Saviez-vous que
Le nom Tabwa viendrait d’un verbe signifiant « être attaché ».
Cette explication renvoie à la période où les Tabwa ont subi la traite esclavagiste. La fiche la présente comme une origine possible du nom, qui demande encore à être vérifiée.
Elle décrit aussi plusieurs villages aux histoires différentes, regroupés sous un même nom par l’administration belge. Les Tabwa et les Lungu voisins sont parfois confondus dans les sources. Leur regroupement et l’origine de leur nom doivent donc être examinés séparément.
PeupleTabwa
PaysRépublique démocratique du Congo
PaysZambie
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Shangilla est considéré comme méprisant. Marille et Geleb sont des noms donnés par d'autres populations ; le groupe ne les emploie pas pour se nommer lui-même.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Oromo jugent ce terme profondément insultant. Des groupes dominants éthiopiens l'ont utilisé pour les désigner, mais les Oromo ne l'emploient pas pour se nommer. Après la révolution de 1974, Oromo remplace officiellement le nom jugé erroné, « misnomer Galla ».
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bushmen est historiquement pejoratif et reducteur. San (pluriel de San) est le terme generalement prefere par les organisations de defense des droits. Central Kalahari Bushmen efface la diversite linguistique et culturelle des peuples distincts du Kalahari (Gǁana, Gǀwi, Gwikwe, etc.).
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre le Buganda (royaume banto) et l'Uganda (etat national) est source de tensions politiques persistantes, les Baganda revendiquant une autonomie et des droits speciaux au sein de l'Etat ougandais. Le terme tribe, impose par l'administration coloniale, est rejete par de nombreux Baganda qui preferent le terme nation ou peuple.
Pourquoi ce nom pose problème : Ganguela et Nganguela sont un seul nom, écrit de deux façons : il n'y a pas deux ensembles de peuples à tenir distincts. Les Ovimbundu l'ont appliqué, avec une nuance péjorative, aux peuples vivant à l'est et au sud-est d'eux, et les Portugais en ont fait une catégorie de recensement qui regroupait des groupes indépendants. Aucune identité commune ne réunissait ces groupes avant cette catégorie : les Luchazi, les Mbunda, les Lwena, les Nyemba et les autres emploient chacun leur propre nom.
Pourquoi ce nom pose problème : La distinction entre Koyra Boro Seyo (Koyraboro Senni, groupe de Gao) et Koyra Chiini (groupe de Tombouctou) peut prêter à confusion, les deux étant des dialectes songhaï du Mali mais géographiquement et linguistiquement distincts. Koyraboro Senni est inintelligible aux locuteurs zarma du Niger selon Ethnologue, ce qui souligne la diversité interne du groupe songhay.
Pourquoi ce nom pose problème : Les administrateurs coloniaux britanniques employaient « Black Caribs » pour les Garinagu. En insistant sur leur origine africaine, ils cherchaient à affaiblir leur reconnaissance comme peuple originaire de Saint-Vincent. Les Garinagu mettent au contraire leurs origines africaines et kalinago au cœur de leur identité.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Ngbande sont moins une ethnie traditionnelle délimitée qu'un ensemble de gens du nord-ouest du Congo devenus majoritairement locuteurs du lingala ou du bangala (son dialecte congolais). Leur identité fut fortement politisée sous le régime de Mobutu Sese Seko (1965-1997), lui-même membre du groupe, ce qui leur valut d'être assimilés à l'élite militaire et politique de Zaire puis de subir des discriminations après 1997.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Gbaya designe un ensemble de groupes linguistiquement et culturellement apparentes mais non completement homogenes. La famille linguistique Gbaya-Manza-Ngbaka appartient aux langues oubanguiennes (Niger-Congo), ce qui remet en question leur classification dans le bantou au sens strict. Certains linguistes les classent parmi les langues adamawa-oubanguiennes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Guerze (utilisé en Guinée francophone) et Kpelle (utilisé au Libéria anglophone) désignent le même peuple mais sont souvent traités comme des groupes distincts dans les sources coloniales et certaines classifications, créant une confusion dans la littérature académique.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Gbaya designe un ensemble de groupes linguistiquement et culturellement apparentes mais non completement homogenes. La famille linguistique Gbaya-Manza-Ngbaka appartient aux langues oubanguiennes (Niger-Congo), ce qui remet en question leur classification dans le bantou au sens strict. Certains linguistes les classent parmi les langues adamawa-oubanguiennes.
Pourquoi ce nom pose problème : La coexistence de plusieurs noms (Yungur, Bena, Bena-Yungur) peut preter a confusion. Depuis les travaux de Kleinewillinghöfer (1993), la denomination Bena-Yungur est privilegiee par les linguistes pour designer l'ensemble dialectal, afin de distinguer les Bena-Yungur des Lala qui se nomment aussi Bena.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bassa est parfois confondu avec le peuple Bassa du Cameroun, dont la langue appartient au groupe bantou de la famille Niger-Congo. Il s'agit d'une entité distincte des Bassa du Liberia, dont la langue bassa (bsq) appartient à la famille krou. Il l'est aussi avec les Bassa Nge du Nigeria, un autre peuple qui porte le même nom (voir sa fiche) : ce sont trois peuples distincts, que seule la ressemblance du nom rapproche.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme 'Pygmee' est considere comme pejoratif et deshumanisant par de nombreuses organisations de defenses des droits des peuples autochtones, dont l'IWGIA (International Work Group for Indigenous Affairs) et le Forum Permanent de l'ONU sur les Questions Autochtones. Il reduit les individus a une caracteristique physique (stature) et nie leur identite culturelle et linguistique. L'auto-denomination Batwa ou Twa est preferred par les communautes et les organisations de defense des droits. Au Rwanda, suite au genocide de 1994, toute denomination ethnique est officiellement proscrite, ce qui cree une tension entre protection de l'identite Batwa et interdiction legale des categories ethniques.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identite gabra est complexe car le groupe a absorbe des membres d'autres ethnies (Borana, Rendille, Somali). La distinction entre Gabra Malbe (plaines, Kenya) et Gabra Miigo (hauts plateaux, Ethiopie) cree une identite duelle.
Pourquoi ce nom pose problème : Shangilla est considéré comme méprisant. Marille et Geleb sont des noms donnés par d'autres populations ; le groupe ne les emploie pas pour se nommer lui-même.
Pourquoi ce nom pose problème : Shangilla est considéré comme méprisant. Marille et Geleb sont des noms donnés par d'autres populations ; le groupe ne les emploie pas pour se nommer lui-même.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination Gen-Mina combine deux groupes distincts : les Gen (issus des Ga d'Accra) et les Mina stricto sensu (issus des Ane d'Elmina). Localement, les habitants d'Aneho preferent Mina tandis que ceux de Glidji preferent Gen. En francais colonial, Mina fut utilise de maniere elargie pour designer l'ensemble des peuples de la cote ouest-africaine du golfe de Guinee, ce qui cree des confusions. Les recensements utilisent tantot Mina, tantot Guen ou Anecho comme synonymes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Zenata est un macro-groupe historique dont les limites sont contestees par les historiens. L'historien Yves Modéran souligne que le terme est relativement tardif et sans racines claires dans l'Antiquite : les mentions de factions zenata dans les sources medievales sont incertaines quant a leur histoire reelle ou a une simple affiliation nominale. La notion de Zenata comme groupe unifie est surtout une construction des sources arabes medievales.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Mikea peut etre stigmatisant : les populations urbaines et rurales voisines les associent parfois a un mode de vie primitif ou les assimilent aux Vazimba legendaires. Des recherches (Blench et Walsh, 2009) ont montre que cette assimilation aux Vazimba est sans fondement linguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : Les voisins ont donné le nom Buduma à ce peuple en référence aux roseaux du lac Tchad, plutôt qu'au nom qu'il se donne lui-même. Les récits d'attaques contre les troupeaux voisins ont nourri des préjugés négatifs encore présents. Depuis les années 1970, le recul du lac Tchad menace la survie de cette population et son mode de vie lié à l'eau.