Wè, Guéré, Wobé et Krahn sont liés à une même histoire de noms.
Wè est le nom employé par les personnes concernées. Les sources citées l’interprètent comme « les hommes qui pardonnent facilement ». Guéré aurait été introduit par un administrateur colonial français. L’administration a ensuite distingué Guéré au sud et Wobé au nord, sans que cette séparation corresponde aux limites culturelles et linguistiques décrites dans ces sources.
Au Liberia, les voisins kru emploient Krahn. Ces noms montrent comment des populations proches ont été désignées différemment de part et d’autre de la frontière coloniale. Les catégories administratives ont ensuite influencé la façon de les présenter.
PeupleGuéré
PeupleWè
PaysCôte d'Ivoire
PaysLiberia
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Deux images se sont attachées au nom. Des auteurs européens du XXe siècle ont rangé les Diawambé parmi les « courtiers et tisserands » ou les « tisserands peuls » ; une explication y voit une confusion avec les Maabube, griots des Peuls et souvent tisserands, alors que la tradition d'honneur des Diawambé leur interdit le tissage et les autres métiers d'artisan. D'autre part, la lecture « homme libre parmi les captifs » de Diokoramé, comme des légendes rapportées d'origine humble, rattachent le groupe à une position sociale basse : on ne peut pas dire si ces récits reposent sur une réalité ancienne ou sur une fable née de la rivalité. Un membre du groupe rapporte l'inverse : Diawando évoque pour lui noblesse, dignité et générosité. « Caste » et « métis », mots de cette littérature extérieure, sont des classements posés du dehors.
Pourquoi ce nom pose problème : Deux images se sont attachées au nom. Des auteurs européens du XXe siècle ont rangé les Diawambé parmi les « courtiers et tisserands » ou les « tisserands peuls » ; une explication y voit une confusion avec les Maabube, griots des Peuls et souvent tisserands, alors que la tradition d'honneur des Diawambé leur interdit le tissage et les autres métiers d'artisan. D'autre part, la lecture « homme libre parmi les captifs » de Diokoramé, comme des légendes rapportées d'origine humble, rattachent le groupe à une position sociale basse : on ne peut pas dire si ces récits reposent sur une réalité ancienne ou sur une fable née de la rivalité. Un membre du groupe rapporte l'inverse : Diawando évoque pour lui noblesse, dignité et générosité. « Caste » et « métis », mots de cette littérature extérieure, sont des classements posés du dehors.
Pourquoi ce nom pose problème : La catégorie Dida s'est stabilisée dans le cadre administratif colonial et ses limites avec la catégorie Bété ne sont pas entièrement superposables aux appartenances locales. Pour la région de Gagnoa, Jean-Pierre Dozon montre que certaines tribus classées Bété auraient aussi pu être qualifiées de Dida. Il ne faut toutefois pas assimiler l'ensemble des Bété de Gagnoa aux Dida : le dida (dic, gud) et les variétés bété, dont le bété de Gagnoa (btg), restent distingués par la classification linguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : La proximité des noms entraîne souvent une confusion entre les Dioula et les Diola, ou Joola, du Sénégal. Ces derniers parlent une langue atlantique et forment un peuple distinct des Dioula mandé. Le nom Dioula a plusieurs sens : il a désigné un métier, des commerçants musulmans et un peuple. Il a parfois été donné de l'extérieur à des communautés bambara ou mandingues. Une forme simplifiée du dioula sert aussi aux échanges entre personnes de langues différentes, bien au-delà des communautés dioula. Elle se distingue de la langue parlée dans les communautés d'origine.
Pourquoi ce nom pose problème : La multiplicite des graphies (Djallonke, Dialonke, Yalunka, Jalunka) reflete les translitterations differentes des explorateurs et administrateurs coloniaux francais et britanniques. Le terme peut aussi preter a confusion avec Djalonke, qui designe parfois l'ensemble des peuples pre-fulanis du Fouta Djallon. L'origine du second element du nom Fouta Djallon est par ailleurs discutee : l'administrateur colonial Andre Arcin le faisait deriver du patronyme peul Diallo, lecture que les travaux ulterieurs ecartent au profit de Jalon, la montagne en langue yalunka.
Pourquoi ce nom pose problème : La multiplicite des graphies (Djallonke, Dialonke, Yalunka, Jalunka) reflete les translitterations differentes des explorateurs et administrateurs coloniaux francais et britanniques. Le terme peut aussi preter a confusion avec Djalonke, qui designe parfois l'ensemble des peuples pre-fulanis du Fouta Djallon. L'origine du second element du nom Fouta Djallon est par ailleurs discutee : l'administrateur colonial Andre Arcin le faisait deriver du patronyme peul Diallo, lecture que les travaux ulterieurs ecartent au profit de Jalon, la montagne en langue yalunka.
Pourquoi ce nom pose problème : Le koyra chiini est linguistiquement atypique parmi les langues songhay : il est la seule variété songhay sans tons phonémiques et utilise l'ordre syntaxique sujet-verbe-objet (SVO) plutôt que l'ordre sujet-objet-verbe (SOV) typique du groupe. Ces particularités ont conduit certains linguistes à s'interroger sur le statut de cette variété. Par ailleurs, la frontière entre koyra chiini (Tombouctou) et koyraboro senni (Gao) est abrupte à l'est de Tombouctou, créant une zone de transition complexe.
Pourquoi ce nom pose problème : La multitude de noms cree des confusions dans les sources historiques et museographiques. La repartition entre trois Etats (Angola, RDC, Zambie) a engendre trois nomenclatures administratives differentes pour le meme peuple.
Pourquoi ce nom pose problème : La proximité des noms entraîne souvent une confusion entre les Dioula et les Diola, ou Joola, du Sénégal. Ces derniers parlent une langue atlantique et forment un peuple distinct des Dioula mandé. Le nom Dioula a plusieurs sens : il a désigné un métier, des commerçants musulmans et un peuple. Il a parfois été donné de l'extérieur à des communautés bambara ou mandingues. Une forme simplifiée du dioula sert aussi aux échanges entre personnes de langues différentes, bien au-delà des communautés dioula. Elle se distingue de la langue parlée dans les communautés d'origine.
Pourquoi ce nom pose problème : La multiplicite des noms (Bussa, Dobase, Mosiye, Mossiya) reflete la diversite des appellations exterieures et la confusion qui peut en resulter dans les recensements et les sources academiques.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bushmen est considere comme offensant dans les contextes officiels bien que certains membres de la communaute l'aient reapproprie. L'appellation !Kung cree une confusion avec les groupes !Xun du nord. L'emploi de San comme terme collectif gomme les differences significatives entre les dizaines de groupes distincts.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bume, encore officielement utilise en Ethiopie, est rejete par le peuple lui-meme comme insultant. Donyiro est utilise dans les pays voisins mais n'est pas non plus l'autodesignation preferee.
Pourquoi ce nom pose problème : La proximité des noms entraîne souvent une confusion entre les Dioula et les Diola, ou Joola, du Sénégal. Ces derniers parlent une langue atlantique et forment un peuple distinct des Dioula mandé. Le nom Dioula a plusieurs sens : il a désigné un métier, des commerçants musulmans et un peuple. Il a parfois été donné de l'extérieur à des communautés bambara ou mandingues. Une forme simplifiée du dioula sert aussi aux échanges entre personnes de langues différentes, bien au-delà des communautés dioula. Elle se distingue de la langue parlée dans les communautés d'origine.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Haratine est fortement associe a l'histoire de l'esclavage et de la servitude dans le monde arabo-berbere. Il est perçu comme pejoratif dans certains contextes (notamment au Maroc). La population ainsi designee n'est pas homogene : elle regroupe des descendants de populations noires autochtones du Sahara, des descendants d'esclaves captures au sud du Sahara et des affranchis dont le statut social reste inferieur. La frontiere entre Haratine et Abid (esclaves proprement dits) est floue selon les regions et les epoques.
Pourquoi ce nom pose problème : La proximité des noms entraîne souvent une confusion entre les Dioula et les Diola, ou Joola, du Sénégal. Ces derniers parlent une langue atlantique et forment un peuple distinct des Dioula mandé. Le nom Dioula a plusieurs sens : il a désigné un métier, des commerçants musulmans et un peuple. Il a parfois été donné de l'extérieur à des communautés bambara ou mandingues. Une forme simplifiée du dioula sert aussi aux échanges entre personnes de langues différentes, bien au-delà des communautés dioula. Elle se distingue de la langue parlée dans les communautés d'origine.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bushmen est historiquement pejoratif et reducteur. San (pluriel de San) est le terme generalement prefere par les organisations de defense des droits. Central Kalahari Bushmen efface la diversite linguistique et culturelle des peuples distincts du Kalahari (Gǁana, Gǀwi, Gwikwe, etc.).
Pourquoi ce nom pose problème : La multiplicite des graphies (Djallonke, Dialonke, Yalunka, Jalunka) reflete les translitterations differentes des explorateurs et administrateurs coloniaux francais et britanniques. Le terme peut aussi preter a confusion avec Djalonke, qui designe parfois l'ensemble des peuples pre-fulanis du Fouta Djallon. L'origine du second element du nom Fouta Djallon est par ailleurs discutee : l'administrateur colonial Andre Arcin le faisait deriver du patronyme peul Diallo, lecture que les travaux ulterieurs ecartent au profit de Jalon, la montagne en langue yalunka.
Pourquoi ce nom pose problème : Deux images se sont attachées au nom. Des auteurs européens du XXe siècle ont rangé les Diawambé parmi les « courtiers et tisserands » ou les « tisserands peuls » ; une explication y voit une confusion avec les Maabube, griots des Peuls et souvent tisserands, alors que la tradition d'honneur des Diawambé leur interdit le tissage et les autres métiers d'artisan. D'autre part, la lecture « homme libre parmi les captifs » de Diokoramé, comme des légendes rapportées d'origine humble, rattachent le groupe à une position sociale basse : on ne peut pas dire si ces récits reposent sur une réalité ancienne ou sur une fable née de la rivalité. Un membre du groupe rapporte l'inverse : Diawando évoque pour lui noblesse, dignité et générosité. « Caste » et « métis », mots de cette littérature extérieure, sont des classements posés du dehors.
Pourquoi ce nom pose problème : Deux images se sont attachées au nom. Des auteurs européens du XXe siècle ont rangé les Diawambé parmi les « courtiers et tisserands » ou les « tisserands peuls » ; une explication y voit une confusion avec les Maabube, griots des Peuls et souvent tisserands, alors que la tradition d'honneur des Diawambé leur interdit le tissage et les autres métiers d'artisan. D'autre part, la lecture « homme libre parmi les captifs » de Diokoramé, comme des légendes rapportées d'origine humble, rattachent le groupe à une position sociale basse : on ne peut pas dire si ces récits reposent sur une réalité ancienne ou sur une fable née de la rivalité. Un membre du groupe rapporte l'inverse : Diawando évoque pour lui noblesse, dignité et générosité. « Caste » et « métis », mots de cette littérature extérieure, sont des classements posés du dehors.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Zarma et les Songhay sont souvent regroupés sous l'étiquette Zarma-Songhay au Niger, ce qui efface leur distinction historique et identitaire. Les Zarma se distinguent des Songhay par leurs origines migratoires, leur installation dans le Niger occidental indépendamment de l'empire, et une culture et des pratiques religieuses spécifiques (yenendi, holey). Par ailleurs, le terme Djerma, d'usage colonial, est perçu négativement par certains membres du groupe.