Village dogon au pied de la falaise de Bandiagara, Mali — Kirua, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0
Saviez-vous que
Des textes anciens désignent les Dogon par le nom peul Habe.
La fiche rapporte que des Peuls emploient Habe pour des populations ayant refusé l’islamisation, avec des sens liés à l’étranger et au paysan. Le nom est décrit comme méprisant. Il apparaît régulièrement à la place de Dogon dans des références anciennes.
Dogon s’est ensuite largement répandu, y compris chez les personnes concernées. Ce nom commun recouvre pourtant une douzaine de langues et une cinquantaine de variantes, dont beaucoup ne permettent pas de se comprendre. Les liens entre les Dogon sont donc aussi culturels et territoriaux.
PeupleDogon
PaysMali
PaysBurkina Faso
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Baga recouvre plusieurs groupes distincts qui ne forment pas une unite linguistique homogene : leurs langues sont partiellement mutuellement inintelligibles. La denomination est avant tout geographique et culturelle plutot que strictement ethnolinguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : L'amalgame entre Hausa et Fulani (Hausa-Fulani) est un raccourci politique courant dans le discours nigerian contemporain. Les Haoussa sont fondamentalement des agriculteurs sedentaires d'origine tchadique, tandis que les Peuls sont des pasteurs d'origine ouest-sahelienne. Leur integration politique post-jihad masque des distinctions culturelles, linguistiques et genetiques importantes.
Pourquoi ce nom pose problème : L'amalgame entre Hausa et Fulani (Hausa-Fulani) est un raccourci politique courant dans le discours nigerian contemporain. Les Haoussa sont fondamentalement des agriculteurs sedentaires d'origine tchadique, tandis que les Peuls sont des pasteurs d'origine ouest-sahelienne. Leur integration politique post-jihad masque des distinctions culturelles, linguistiques et genetiques importantes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Hutu fut instrumentalise par la colonisation belge : les Belges institutionnaliserent la distinction Hutu-Tutsi par des cartes d'identite ethniques obligatoires (annees 1920), creant une hierarchie raciale artificielle sur la base du nombre de vaches possedees. Cette categorisation contribua directement aux violences ethniques ulterieures, notamment au genocide de 1994. Depuis 1994, le Rwanda a officiellement supprime la categorisation ethnique dans les documents d'etat.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Baga recouvre plusieurs groupes distincts qui ne forment pas une unite linguistique homogene : leurs langues sont partiellement mutuellement inintelligibles. La denomination est avant tout geographique et culturelle plutot que strictement ethnolinguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bainouk recouvre un ensemble de groupes aux langues partiellement distinctes (Gunyaamolo, Samik, Gunyuno). La frontiere entre les Bainouk et les groupes voisins (Diola, Mandingue) est floue du fait de siecles d'intermariage et d'assimilation culturelle. Dans les recensements gambiens de 1973 et 1983, les Bainouk n'apparaissaient plus comme groupe distinct, absorbes dans les categories Diola ou Mandingue.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bainouk recouvre un ensemble de groupes aux langues partiellement distinctes (Gunyaamolo, Samik, Gunyuno). La frontiere entre les Bainouk et les groupes voisins (Diola, Mandingue) est floue du fait de siecles d'intermariage et d'assimilation culturelle. Dans les recensements gambiens de 1973 et 1983, les Bainouk n'apparaissaient plus comme groupe distinct, absorbes dans les categories Diola ou Mandingue.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bainouk recouvre un ensemble de groupes aux langues partiellement distinctes (Gunyaamolo, Samik, Gunyuno). La frontiere entre les Bainouk et les groupes voisins (Diola, Mandingue) est floue du fait de siecles d'intermariage et d'assimilation culturelle. Dans les recensements gambiens de 1973 et 1983, les Bainouk n'apparaissaient plus comme groupe distinct, absorbes dans les categories Diola ou Mandingue.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bainouk recouvre un ensemble de groupes aux langues partiellement distinctes (Gunyaamolo, Samik, Gunyuno). La frontiere entre les Bainouk et les groupes voisins (Diola, Mandingue) est floue du fait de siecles d'intermariage et d'assimilation culturelle. Dans les recensements gambiens de 1973 et 1983, les Bainouk n'apparaissaient plus comme groupe distinct, absorbes dans les categories Diola ou Mandingue.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Bakoba, parfois utilise par les voisins, a une connotation de subalternite liee a la periode de servage sous les Batawana. Les Wayeyi preferent leurs propres noms MaYeyi ou Wayeyi.
Pourquoi ce nom pose problème : La multitude de noms cree des confusions dans les sources historiques et museographiques. La repartition entre trois Etats (Angola, RDC, Zambie) a engendre trois nomenclatures administratives differentes pour le meme peuple.
Pourquoi ce nom pose problème : Swazi est une adaptation européenne du nom. Dans leur langue, les personnes concernées emploient Emaswati ou siSwati. La présence des deux formes Swazi et Swati crée parfois une confusion dans les sources anglaises et françaises.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Kgalagadi ont ete categorises comme sous-groupe 'inferieur' des Batswana par l'administration coloniale britannique (Bechuanaland), ce qui leur a valu une exclusion du systeme des huit tribus tswana officielles dotees de droits et d'autonomie administrative. Ce classement discriminatoire a influence leur representation politique jusqu'a l'independance du Botswana (1966).
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Bakiga devient une catégorie de l'administration britannique, arrivée au Kigezi en 1908 : elle classe la population en Banyarwanda du Bufumbira, Bakiga du Rukiga et Bahororo du Rujumbura, catégories devenues depuis une part de l'identité du Kigezi, selon Donald Denoon.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Cabindais ont une identite distincte par rapport aux autres Bakongo angolais, issue de leur histoire separee sous trois royaumes (Ngoyo, Loango, Kakongo) et d'une culture differenciee. Le Traite de Simulambuco (1885) avait fait de Cabinda un protectorat portugais distinct de l'Angola, une difference constitutionnelle ignoree lors de l'independance angolaise (1975). Le mouvement separatiste FLEC (Front de Liberation de l'Enclave de Cabinda) milite depuis 1963 pour l'independance.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bakwé est parfois confondu avec les Kroumen (peuple cotier distinct du meme ensemble Krou), ce qui cree des ambiguites dans la litterature. Les Bakwé sont distincts des Kroumen (peche et activites maritimes) et des Wane (groupe voisin).
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bakwé est parfois confondu avec les Kroumen (peuple cotier distinct du meme ensemble Krou), ce qui cree des ambiguites dans la litterature. Les Bakwé sont distincts des Kroumen (peche et activites maritimes) et des Wane (groupe voisin).