Habitations à Vilankulo, province d'Inhambane, Mozambique — Brian Dell, Wikimedia Commons, domaine public
Saviez-vous que
Les Vatswa peuvent être regroupés avec les Tsonga dans les recensements.
La fiche rapporte que les recensements mozambicains comptent les Vatswa avec les Tsonga. Shangaan, un nom tiré de celui du chef Soshangane, leur a aussi été appliqué, bien qu’ils soient présents avant son empire.
Ces regroupements rendent les Vatswa moins visibles dans les chiffres publiés. La fiche rattache cette confusion aux usages de l’administration coloniale portugaise, qui écrivait Tshwa. Il faut donc regarder les catégories du recensement avant d’interpréter ses nombres.
PeupleVatswa
PeupleRonga
PaysMozambique
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Le même nom peut désigner le peuple somali ou l'État somali. Cela peut créer une confusion entre l'appartenance à un peuple et la citoyenneté d'un pays. Les appartenances aux différents clans comptent aussi dans la manière dont les Somali se définissent.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Wasi/Waasi est couramment utilise en Tanzanie mais n'est pas l'auto-désignation du peuple. Durant la période coloniale et post-coloniale, les Alagwa ont souvent été confondus avec les Rangi, ce qui a contribue a effacer leur identité ethnique distincte.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Agaw englobe des groupes linguistiques et culturels tres differencies (Awngi, Bilen, Xamtanga, Qimant) dont la diversite interne est plus grande que celle des langues romanes selon certains linguistes. L'identite agaw commune est davantage construite par des tierces parties (Amhara, Tigrinya) que vecue comme un identifiant primaire par les communautes concernees, qui se definissent plutot par leurs sous-groupes.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Kuteb et les peuples voisins (Jukun, Chamba, Tiv) est frequente dans les sources coloniales et postcoloniales en raison des imbrications historiques et des conflits interethniques dans la region de Takum. L'orthographe varie entre Kuteb et Kutep selon les sources.
Pourquoi ce nom pose problème : L'unite de la famille atlantique est debattue : des linguistes comme Dalby (1965) et Merrill (2021) contestent que ces langues forment un groupe genetique coherent. Les langues du groupe meridional (Mel, Gola, Limba) sont parfois exclues de la definition stricte. Le terme macro-groupe reste une convention commode pour designer les peuples partageant des traits linguistiques communs sans necessairement impliquer une unite ethnique.
Pourquoi ce nom pose problème : Acholi est un nom arabe donné au peuple de l'extérieur. Les colonisateurs britanniques et les chercheurs l'ont repris par commodité. Luo Gang, le nom que les communautés employaient historiquement pour elles-mêmes, est moins connu à l'extérieur.
Pourquoi ce nom pose problème : L'amalgame entre Hausa et Fulani (Hausa-Fulani) est un raccourci politique courant dans le discours nigerian contemporain. Les Haoussa sont fondamentalement des agriculteurs sedentaires d'origine tchadique, tandis que les Peuls sont des pasteurs d'origine ouest-sahelienne. Leur integration politique post-jihad masque des distinctions culturelles, linguistiques et genetiques importantes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Pygmee est considere comme devalorisant et colonial. Il est percu comme un attribut physique reducteur et nie l'identite culturelle et ethnique propre a chaque groupe. Il a ete utilise historiquement pour justifier discrimination et exclusion sociale. Les organisations de droits des peuples autochtones (Forest Peoples Programme, IWGIA) recommandent d'utiliser les noms propres de chaque groupe : Baka, Bagyeli, Bedzan, Aka, Mbuti, etc.
Pourquoi ce nom pose problème : Une partie du groupe rejette le nom arabe Zaghawa et préfère se nommer Beri. Les noms peuvent prêter à confusion : les Bideyat sont parfois présentés comme un groupe zaghawa, parfois comme un peuple distinct. Les sources arabes médiévales employaient aussi Zaghawa pour l'empire dirigé par ce peuple, puis pour le peuple lui-même. Il faut donc tenir compte du contexte de chaque source.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Azande (peuple) et Zande (langue) est frequente. De plus, le terme Azande designe un macro-groupe constitue de nombreux peuples assimiles par la conquete Avungara : tous les Azande ne partagent pas les memes origines, mais ont adopte la langue et la culture zande.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Azande (peuple) et Zande (langue) est frequente. De plus, le terme Azande designe un macro-groupe constitue de nombreux peuples assimiles par la conquete Avungara : tous les Azande ne partagent pas les memes origines, mais ont adopte la langue et la culture zande.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Soninke peut avoir des connotations negatives dans le Fouta-Djalon et en Senegambie, ou il a ete utilise pour designer des non-musulmans ou des adeptes des religions traditionnelles, bien que les Soninke soient en grande majorite musulmans depuis le 10e siecle.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Shanqella est pejoratif, utilise par les peuples des hautes terres ethiopiennes pour designer les populations des basses terres qu'ils asservissaient et razzaient.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme 'Pygmee' est consideree offensant car il renvoie a une categorisation coloniale basee sur la taille et nie l'identite propre de ces peuples. Les Aka preferent etre designes par leur nom propre.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Suri et Surma est frequente dans la presse touristique et la vulgarisation. Les Suri se distinguent des Mursi et des Me'en, bien que les trois forment le collectif Surma dans certaines classifications. Linguistiquement, Chai et Tirmaga parlent des dialectes tres proches, tandis que Baale est plus distinct.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bariba, d'origine yoruba, est celui sous lequel le peuple est universellement connu dans les sources coloniales françaises et dans la littérature internationale. Il efface l'autoappellation Baatonu/Baatombu et peut être perçu comme stigmatisant. L'usage académique contemporain recommande d'utiliser Baatonu ou Baatombu.
Pourquoi ce nom pose problème : La dénomination Koulango recouvre deux dialectes distincts (Bouna et Bondoukou), parfois traités comme des langues séparées par les linguistes (codes ISO distincts : nku pour Bouna, kzc pour Bondoukou). Le terme Lorhon peut désigner les ancêtres Koulango mais est encore utilisé pour certaines communautés. Le nom Koulango a par ailleurs d'abord désigné une catégorie sociale, et n'a pris son sens ethnique qu'à l'époque coloniale.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Babinga est la forme que des colons français ont tirée de ba.mbenga, le nom que des villageois donnent aux Aka, selon Robillard et Bahuchet. On le retrouve encore dans la littérature pour ce peuple de forêt, disent-ils.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Bura et les Bura-Pabir (Babur) sont souvent traites comme un meme groupe dans les sources academiques, car ils parlent la meme langue (ISO 639-3 : bwr) et partagent la plupart de leurs traditions culturelles. La distinction porte essentiellement sur le statut politique : les Pabir (nobles descendants de Yamta-ra-Wala) gouvernent les Bura, qui leur en veulent historiquement. Cette fiche documente specifiquement le groupe Bura (population autochtone du plateau de Biu) distinct des Pabir nobles, bien que les deux soient souvent amalgames sous le terme Bura-Pabir.
Pourquoi ce nom pose problème : La multitude de noms cree des confusions dans les sources historiques et museographiques. La repartition entre trois Etats (Angola, RDC, Zambie) a engendre trois nomenclatures administratives differentes pour le meme peuple.