Système politique traditionnel
Organisation en chefferies et sous-chefferies relevant du système politique kongo. Le chef (mfumu ou ntinu au niveau du clan, lukeni au niveau provincial) détient une autorité politico-religieuse. Le village (kanda) constitue l'unité de base, dirigé par son chef de clan. La succession était traditionnellement matrilinéaire dans le système kongo classique, contrairement à la plupart des peuples bantous.
Organisation clanique
Comme l'ensemble des Bakongo, les Solongo sont organisés en clans matrilinéaires (kanda). L'identité clanique est transmise par la mère. Les clans sont exogames. Le rôle du frère de la mère (ngudi a nkazi) est déterminant dans les décisions familiales importantes (héritages, mariages, initiations).
Rôle des lignages
La matrilinéarité kongo confère aux oncles maternels (ngudi a nkazi) une autorité sur leurs neveux, notamment pour la transmission des biens, des titres et des terres. Les disputes successorales entre fils et neveux furent une source récurrente de conflits au sein du Royaume de Kongo.
Autorité religieuse
Les chefs traditionnels (mfumu) cumulent autorité politique et religieuse. Les nganga (devins-guérisseurs) interviennent pour la santé, la divination et la médiation avec les esprits ancestraux (bakulu). Le christianisme catholique est ancré depuis le 16e siècle au sein des élites kongo, et s'est largement diffusé dans la population au 20e siècle.