Système politique traditionnel
Les groupes Bangala/lingalaphones s'organisaient traditionnellement en villages sous l'autorite d'un chef (nyampara ou chef de village) dont le pouvoir etait limite par une assemblee des hommes adultes. Il n'existait pas de chefferie centralisee au-dela du niveau du district regroupe. Plusieurs villages pouvaient s'unir sous un chef de district jouant le role de juge, generalement l'homme le plus influent ou le plus riche. Sous la colonisation belge, des chefferies administratives furent creees.
Organisation clanique
Organisation patrilineaire en clans et familles etendues. Les villages etaient divises en 'quartiers' correspondant souvent a des barrios claniques. Chaque clan reconnait un ancetre commun masculin. La terre etait propriete communale du village, mais les individus disposaient de droits d'usufruit sur les terres qu'ils defrichaient. Les palmiers et certains droits de peche etaient detenus individuellement.
Grades d'âge
Des rites de passage existaient, notamment la circoncision (pour les garcons) et l'excision (pour les filles) pratiquees comme rites de passage vers l'age adulte. Ces ceremonies etaient accompagnees de festivites familiales et communautaires.
Rôle des lignages
Les lignages patrilineaires determinaient l'identite sociale, les droits fonciers et les alliances matrimoniales. L'aine heriterait du titre de son pere et d'une part plus importante des biens. La polygamie etait pratiquee. Les classes sociales incluaient les notables (chefs de district et hommes riches), les hommes libres ordinaires et historiquement des esclaves.
Autorité religieuse
Les chefs religieux traditionnels coexistaient avec les autorites politiques. L'evangelisation catholique (CICM) et protestante a profondement transforme les pratiques religieuses. Aujourd'hui, le christianisme (catholique et protestant) domine, mais les croyances animistes persistent, notamment le respect des ancetres (bakulu) et l'existence d'esprits de la nature.