Lokoja vue du mont Patti, État de Kogi, Nigeria — Dotun55, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Saviez-vous que
Le nom Bassa Nge a servi à distinguer deux peuples appelés Bassa.
Les Bassa Nge, d’origine nupe, et les Bassa Komu, dont la langue appartient au groupe benue-congo, ont migré à des périodes proches vers la province coloniale britannique de Bassa. Employer Bassa seul pouvait créer une confusion entre eux.
Les administrateurs ont ajouté Nge, un mot nupe, pour les distinguer. Ce nom est resté en usage. Cet exemple montre qu’un nom administratif peut aussi servir à différencier des groupes.
PeupleBassa Nge
PaysNigeria
Diawara — origine et histoire du nom | EthniAfrica
Chargement de la fiche appellation
Vue sur Moundou, Logone occidental, Tchad — Korom10, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Saviez-vous que
Le nom Sara regroupe plusieurs peuples qui ont leurs propres noms.
Sara a été employé de l’extérieur pour des peuples non musulmans du sud du Tchad parlant des langues proches. Les noms Ngambay, Sar et Mbay, entre autres, permettent de distinguer les groupes concernés.
L’administration coloniale française a étendu l’usage du nom commun. Après l’indépendance, il a aussi pris une place dans la vie politique. Un regroupement administratif peut ainsi influencer la manière dont les populations sont ensuite présentées.
PeupleSara
PaysTchad
PaysRépublique centrafricaine
Nom
Diawara
Système de nommage : Nom de clan
18 sources citées.
Le nom
Caste ou fonction sociale
Le dictionnaire des jamuw attache à l'entrée trois statuts : hɔ̀rɔn (homme libre), jèli (griot) et garanke, terme de statut qu'il ne glose pas. Un même nom recouvre donc plusieurs conditions sociales, et une intervention sur un forum communautaire soninké range de son côté des Diawara parmi les garanke.
Orthographes trouvées dans les sources
Diawara — attestée dans ces pays : Mali, Guinée, Sénégal, Côte d'Ivoire, Mauritanie
Jawara — attestée dans ces pays : Mali, Gambie, Sierra Leone
Jaawara — attestée dans ce pays : Mali
Jáwara — attestée dans ce pays : Mali
Mode de transmission
Patrilinéaire
Unité sociale désignée
Clan
Les sources de ce nom de famille
Plusieurs sources expliquent ce nom de famille. Voici leurs 27 récits, rangés par forme, puis par type de source.
Tradition orale ou communauté · 5 sources
Livre ou étude · 6 sources
Rapport public · 3 sources
Archive · 3 sources
DiawaraLeur nom26 récits
Tradition orale ou communauté6 récits
Origine non datée · RevendiquéeTous les Diawara descendraient d'un même ancêtre, Damanguilé, un chasseur dont le récit fait parcourir une grande partie de la région aux XIIIe et XIVe siècles, réputé connaître les plantes et les hommes et tenu à l'écart des querelles de pouvoir.
Tous les Diawara descendraient d'un même ancêtre, Damanguilé, un chasseur dont le récit fait parcourir une grande partie de la région aux XIIIe et XIVe siècles, réputé connaître les plantes et les hommes et tenu à l'écart des querelles de pouvoir. Sa tombe se trouve à Bamaguilé, dans le cercle de Nioro du Sahel ; en juin 2010, des porteurs du nom venus de tout le Mali et de l'étranger s'y sont rassemblés, au nom de sept clans diawara et des villages du Kingui.
Origine non datée · RevendiquéeUne légende fait de Daman Guilé l'ancêtre des Diawara du Kingui.
Une légende fait de Daman Guilé l'ancêtre des Diawara du Kingui. Il aurait d'abord vécu au Manden auprès de Soundiata, qui lui aurait remis un sabre de pouvoir, puis se serait installé à Sorotomo, où il aurait épousé Kouria Koita, la fille du roi de Kakolo. Chasseur de grand renom, il aurait fondé Touroungoumbé, « la mare aux éléphants » en soninké ; sa tombe, que ce récit place à Bambanguédé, est gardée par un Kamissoko, et ses descendants y sacrifient chaque année. Le même texte donne deux versions de l'arrivée des Diawara au pouvoir à Diara : le dernier roi niakhaté aurait remis de lui-même le commandement à Daman Guilé, ou ses fils auraient détrôné ceux des Niakhaté.
Origine non datée · RevendiquéeLe dictionnaire des noms de clan mandingues note le nom Jáwara.
Le dictionnaire des noms de clan mandingues note le nom Jáwara. Diawara en est la transcription française usuelle ; Jawara est la graphie qui domine en Gambie et en Sierra Leone, et celle qu'emploie une synthèse de l'UNESCO pour les Diawara du Kaarta.
Origine non datée · RevendiquéeUne explication lit dans le nom « fauve de Dia » : l'éditeur de l'épopée de Soundiata publiée en 1960 l'écrit dans une note, où il ajoute que les Diawara auraient régné à Dia, ville des grands marabouts d'après les traditions.
Une explication lit dans le nom « fauve de Dia » : l'éditeur de l'épopée de Soundiata publiée en 1960 l'écrit dans une note, où il ajoute que les Diawara auraient régné à Dia, ville des grands marabouts d'après les traditions. En bambara, wára désigne le fauve, surtout les félins. Une page du portail communautaire soninké donne la même lecture, « les fauves de Dia », sans dire d'où elle la tient. Aucune de ces sources ne montre comment le mot s'est formé.
Origine non datée · ContestéeDans quel monde le nom est né n'est pas établi.
Dans quel monde le nom est né n'est pas établi. Une synthèse de l'UNESCO range les Jawara parmi les plus anciens clans de la société songhay, tous d'origine soninké. D'autres sources disent l'inverse : les Diawara n'étaient pas soninké à l'origine, et ceux de Tounoufou et de Sambouya, d'après une thèse prêtée à l'historien Youssouf Tata Cissé, comptaient parmi les premiers occupants du Manden, partis du Wagadou après de grandes sécheresses. Le dictionnaire des noms de clan rattache l'entrée aux Soninké, aux Malinké et aux Peuls, entre autres groupes.
Origine non datée · RevendiquéeLe nom compte parmi les noms de famille sarakollé (soninké) du Mali, et une liste communautaire soninké lui attache deux seconds noms (jammu kare), Dicko et Molodji.
Le nom compte parmi les noms de famille sarakollé (soninké) du Mali, et une liste communautaire soninké lui attache deux seconds noms (jammu kare), Dicko et Molodji.
Usage contemporainLe nom Diawara désigne un clan, que le dictionnaire des noms de clan mandingues écrit Jáwara.
Le nom Diawara désigne un clan, que le dictionnaire des noms de clan mandingues écrit Jáwara. Il le rattache aux Soninké, aux Malinké et aux Peuls, entre autres groupes, et ne lui donne pas de sens. Plusieurs explications de son origine existent ; nous les présentons plus bas.
Proposé en 1960Le nom Diawara voudrait dire « fauve de Dia », Dia étant la ville des grands marabouts où les Diawara auraient régné, selon une note de Djibril Tamsir Niane dans l'épopée de Soundiata.
Le nom Diawara voudrait dire « fauve de Dia », Dia étant la ville des grands marabouts où les Diawara auraient régné, selon une note de Djibril Tamsir Niane dans l'épopée de Soundiata.
Soundjata ou l'épopée mandingue · Djibril Tamsir Niane, d'après le récit du griot Djeli Mamadou Kouyaté, 1960 · Publication académique
Origine non datéeLe nom Diawara viendrait du soninké « Ja wara », « Hé !
Le nom Diawara viendrait du soninké « Ja wara », « Hé ! va-t'en ! » ; en maninka, il sonne comme le cri qui chasse les chiens. C'est l'une des deux explications de l'ouvrage en n'ko de Souleymane Kanté, selon la traduction russe qu'en donne E. A. Bogacheva.
Origine non datéeLe nom Diawara viendrait de « Jà wáda », un surnom donné aux Diawara quand leur force devint si grande qu'elle paralysa toute la capitale.
Le nom Diawara viendrait de « Jà wáda », un surnom donné aux Diawara quand leur force devint si grande qu'elle paralysa toute la capitale. C'est l'autre explication de l'ouvrage en n'ko de Souleymane Kanté, selon E. A. Bogacheva.
Proposé en 2017Le nom Diawara pourrait être rapproché de Ghayawara, une ville de l'or du Ghana décrite par al-Bakri au XIe siècle, et du pays de Ghiyara dont parle al-Idrisi au XIIe siècle, selon E.
Le nom Diawara pourrait être rapproché de Ghayawara, une ville de l'or du Ghana décrite par al-Bakri au XIe siècle, et du pays de Ghiyara dont parle al-Idrisi au XIIe siècle, selon E. A. Bogacheva. Elle avance ce rapprochement comme possible, à partir de traductions russes de ces auteurs.
Origine non datée · RevendiquéeUn récit familial kaagoro tient les Saagonè et les Daabo, deux groupes qui se combattirent, pour deux branches d'un même nom : « ils sont tous Jaawara ».
Un récit familial kaagoro tient les Saagonè et les Daabo, deux groupes qui se combattirent, pour deux branches d'un même nom : « ils sont tous Jaawara ». Le même récit dit les Jaawara et les Kaagoro du Kingi parents par leurs mères, « du même lait », et raconte comment les Jaawara, ne pouvant leur faire la guerre, les poussèrent à partir avec un miel mêlé d'un philtre.
Origine non datée · RevendiquéeUn récit fait descendre les Diawara du chasseur Daman Guille.
Un récit fait descendre les Diawara du chasseur Daman Guille. Il est rapporté dans une étude de 1970 consacrée aux groupes ethniques du Mali, que nous ne connaissons que par son résumé.
Origine non datée · RevendiquéeLe sens du nom n'est pas univoque.
Le sens du nom n'est pas univoque. Les uns disent qu'en soninké « Ja wara » voudrait dire « Hé ! va-t'en ! », et qu'en maninka le nom sonne comme le cri dont on chasse les chiens. D'autres disent que la force des Jáwara devint si grande qu'elle paralysa toute la capitale, qu'on les surnomma alors « Jà wáda », et que ce surnom devint Jáwara. L'ouvrage qui rapporte ces deux explications a été écrit en maninka, dans l'écriture n'ko, par Souleymane Kanté.
Origine non datée · RevendiquéeLe même ouvrage situe les Jáwara dans la province de Ɲɔ́rɔn, que nous lisons Nioro : conquis autrefois par les Soninké, ils auraient abandonné leur propre langue pour celle des Soninké.
Le même ouvrage situe les Jáwara dans la province de Ɲɔ́rɔn, que nous lisons Nioro : conquis autrefois par les Soninké, ils auraient abandonné leur propre langue pour celle des Soninké. Il leur compte deux branches, les Sàgonɛ́, établis à Kínkin, et les Dábo, au Bakhounou. Une synthèse publiée par l'UNESCO nomme deux clans diawara, les Sagone et les Dabora, que nous rapprochons de ces deux branches, entre lesquels une querelle éclate au XVIIIe siècle et dont profite un roi bambara du Kaarta.
Origine non datée · ContestéeLes deux branches du nom, les Saagonè et les Dabo, se sont combattues ; la victoire des Saagonè est datée des années 1753-1754 par des historiens qui s'appuient sur les traditions du Baakhunu, et la chronologie des Jawara reste discutée.
Les deux branches du nom, les Saagonè et les Dabo, se sont combattues ; la victoire des Saagonè est datée des années 1753-1754 par des historiens qui s'appuient sur les traditions du Baakhunu, et la chronologie des Jawara reste discutée.
Origine non datée · RevendiquéeLe dictionnaire des noms de clan mandingues note le nom Jáwara.
Le dictionnaire des noms de clan mandingues note le nom Jáwara. Diawara en est la transcription française usuelle ; Jawara est la graphie qui domine en Gambie et en Sierra Leone, et celle qu'emploie une synthèse de l'UNESCO pour les Diawara du Kaarta.
Origine non datée · RevendiquéeUne explication lit dans le nom « fauve de Dia » : l'éditeur de l'épopée de Soundiata publiée en 1960 l'écrit dans une note, où il ajoute que les Diawara auraient régné à Dia, ville des grands marabouts d'après les traditions.
Une explication lit dans le nom « fauve de Dia » : l'éditeur de l'épopée de Soundiata publiée en 1960 l'écrit dans une note, où il ajoute que les Diawara auraient régné à Dia, ville des grands marabouts d'après les traditions. En bambara, wára désigne le fauve, surtout les félins. Une page du portail communautaire soninké donne la même lecture, « les fauves de Dia », sans dire d'où elle la tient. Aucune de ces sources ne montre comment le mot s'est formé.
Soundjata ou l'épopée mandingue · Djibril Tamsir Niane, d'après le récit du griot Djeli Mamadou Kouyaté, 1960 · Publication académique
Origine non datée · RevendiquéeUne étude de 1970 tient les Diawara pour un peuple distinct : leur peuple tirerait son nom de leur nom de clan, et ils répondent qu'ils sont Diawara, non Soninké, bien qu'ils parlent la langue soninké.
Une étude de 1970 tient les Diawara pour un peuple distinct : leur peuple tirerait son nom de leur nom de clan, et ils répondent qu'ils sont Diawara, non Soninké, bien qu'ils parlent la langue soninké. Le nom de clan serait ainsi devenu le nom d'un peuple.
Origine non datée · ContestéeDans quel monde le nom est né n'est pas établi.
Dans quel monde le nom est né n'est pas établi. Une synthèse de l'UNESCO range les Jawara parmi les plus anciens clans de la société songhay, tous d'origine soninké. D'autres sources disent l'inverse : les Diawara n'étaient pas soninké à l'origine, et ceux de Tounoufou et de Sambouya, d'après une thèse prêtée à l'historien Youssouf Tata Cissé, comptaient parmi les premiers occupants du Manden, partis du Wagadou après de grandes sécheresses. Le dictionnaire des noms de clan rattache l'entrée aux Soninké, aux Malinké et aux Peuls, entre autres groupes.
Origine non datée · RevendiquéeUn mémoire universitaire de 2017 propose de rapprocher le nom de Ghayawara, une ville de l'or du Ghana décrite au XIe siècle par le géographe al-Bakri, et du pays de Ghiyara dont parle al-Idrisi au XIIe siècle, sous les formes que leur donne une traduction russe.
Un mémoire universitaire de 2017 propose de rapprocher le nom de Ghayawara, une ville de l'or du Ghana décrite au XIe siècle par le géographe al-Bakri, et du pays de Ghiyara dont parle al-Idrisi au XIIe siècle, sous les formes que leur donne une traduction russe. Ce rapprochement repose sur une ressemblance de sons ; il est avancé comme possible, non démontré.
Origine non datée · RevendiquéeLe nom compte parmi les noms de famille sarakollé (soninké) du Mali, et une liste communautaire soninké lui attache deux seconds noms (jammu kare), Dicko et Molodji.
Le nom compte parmi les noms de famille sarakollé (soninké) du Mali, et une liste communautaire soninké lui attache deux seconds noms (jammu kare), Dicko et Molodji.
Origine non datée · RevendiquéeLe même ouvrage situe les Jáwara dans la province de Ɲɔ́rɔn, que nous lisons Nioro : conquis autrefois par les Soninké, ils auraient abandonné leur propre langue pour celle des Soninké.
Le même ouvrage situe les Jáwara dans la province de Ɲɔ́rɔn, que nous lisons Nioro : conquis autrefois par les Soninké, ils auraient abandonné leur propre langue pour celle des Soninké. Il leur compte deux branches, les Sàgonɛ́, établis à Kínkin, et les Dábo, au Bakhounou. Une synthèse publiée par l'UNESCO nomme deux clans diawara, les Sagone et les Dabora, que nous rapprochons de ces deux branches, entre lesquels une querelle éclate au XVIIIe siècle et dont profite un roi bambara du Kaarta.
Origine non datée · RevendiquéeAu milieu du XVIIe siècle, les Massassi arrivés au Kaarta y trouvent les Jawara déjà installés, puis les repoussent vers le sud ; chassés de Nioro, leur capitale, les Jawara se révoltent en 1843.
Au milieu du XVIIe siècle, les Massassi arrivés au Kaarta y trouvent les Jawara déjà installés, puis les repoussent vers le sud ; chassés de Nioro, leur capitale, les Jawara se révoltent en 1843.
Origine non datée · RevendiquéeLe dictionnaire des noms de clan mandingues note le nom Jáwara.
Le dictionnaire des noms de clan mandingues note le nom Jáwara. Diawara en est la transcription française usuelle ; Jawara est la graphie qui domine en Gambie et en Sierra Leone, et celle qu'emploie une synthèse de l'UNESCO pour les Diawara du Kaarta.
Origine non datée · ContestéeDans quel monde le nom est né n'est pas établi.
Dans quel monde le nom est né n'est pas établi. Une synthèse de l'UNESCO range les Jawara parmi les plus anciens clans de la société songhay, tous d'origine soninké. D'autres sources disent l'inverse : les Diawara n'étaient pas soninké à l'origine, et ceux de Tounoufou et de Sambouya, d'après une thèse prêtée à l'historien Youssouf Tata Cissé, comptaient parmi les premiers occupants du Manden, partis du Wagadou après de grandes sécheresses. Le dictionnaire des noms de clan rattache l'entrée aux Soninké, aux Malinké et aux Peuls, entre autres groupes.
1912Le nom Diawara désigne, pour Maurice Delafosse, un groupe soninké « participant à la fois de la tribu, de la caste et du clan », qu'il divise en Sagoné, ou Sahonéra, et en Dabo.
Le nom Diawara désigne, pour Maurice Delafosse, un groupe soninké « participant à la fois de la tribu, de la caste et du clan », qu'il divise en Sagoné, ou Sahonéra, et en Dabo.
Instructions de 1863, récit publié en 1868Le nom Diawara est écrit « Djawaras » dans les instructions de la mission d'Eugène Mage, en 1863, qui parlent du « pays des Djawaras », des Sarakollé d'une province du Kaarta.
Le nom Diawara est écrit « Djawaras » dans les instructions de la mission d'Eugène Mage, en 1863, qui parlent du « pays des Djawaras », des Sarakollé d'une province du Kaarta. Mage précise en note que les Djawaras habitent surtout le Kaarta, et d'abord le Kingui.
Voyage de 1849-1855, récit publié en 1858Le nom Diawara apparaît sous une forme proche, « Jáwarát », chez Heinrich Barth, qui compte les Jáwarát parmi les sections des Aswának du Bághena, nom qu'il donne aux Soninké.
Le nom Diawara apparaît sous une forme proche, « Jáwarát », chez Heinrich Barth, qui compte les Jáwarát parmi les sections des Aswának du Bághena, nom qu'il donne aux Soninké. Il ajoute qu'ils ne parlent que la langue des Aswának et qu'ils se divisent en deux sections, dont les Welád Dábo. C'est la plus ancienne trace écrite de ce nom que le projet connaît ; elle dit quand un voyageur l'a noté, pas depuis quand le clan le porte.
Vers 1270, selon les traditionsLe nom Diawara est celui de la dynastie qui aurait pris le pouvoir à Diara, au Kingui, vers 1270, à la place de la dynastie des Niakaté.
Le nom Diawara est celui de la dynastie qui aurait pris le pouvoir à Diara, au Kingui, vers 1270, à la place de la dynastie des Niakaté. Son ancêtre aurait été un chasseur, Daman-Guilé, arrivé au Manding au temps de Soundiata, selon les traditions que rapporte Maurice Delafosse.
Rapportée en 1912Le nom Diawara viendrait d'une réponse mal comprise : Soundiata ayant demandé son nom de clan à Daman-Guilé, celui-ci aurait répondu « Dia wara », « il n'y a pas de clans chez nous » dans la langue de son pays, et on aurait pris ces mots pour le nom de ses gens.
Le nom Diawara viendrait d'une réponse mal comprise : Soundiata ayant demandé son nom de clan à Daman-Guilé, celui-ci aurait répondu « Dia wara », « il n'y a pas de clans chez nous » dans la langue de son pays, et on aurait pris ces mots pour le nom de ses gens. C'est la légende que rapporte Maurice Delafosse.
Proposé en 1912Le nom Diawara pourrait venir de dia, ou dian, qui veut dire « clan » en mandé, suivi de wala, la négation en peul, d'où « il n'y a pas de clan », selon une supposition de Maurice Delafosse.
Le nom Diawara pourrait venir de dia, ou dian, qui veut dire « clan » en mandé, suivi de wala, la négation en peul, d'où « il n'y a pas de clan », selon une supposition de Maurice Delafosse. Il ajoute que Diawara et le nom peul Diawambé semblent venir d'un même radical.
Les pactes qui lient ce nom à d'autres noms : une parenté à plaisanterie, où les porteurs des deux noms se doivent moquerie rituelle et assistance, et qui interdit le conflit entre eux. Chaque pacte est désigné par le terme que les sources emploient.
Le pacte de ce nom est un sanankuya, parenté à plaisanterie mandingue :
Ce que la même chaîne de lettres désigne d'autre — un peuple, un lieu, un autre nom — sans lien démontré avec celui-ci. La liste évite qu'une ressemblance de forme se lise comme une filiation.
Diawara (groupe des cercles de Nioro et de Nara) (people) — Dans les cercles de Nioro et de Nara, au Mali, des Diawara forment un groupe qui parle la langue des Sarakollé tout en se distinguant d'eux par certaines pratiques coutumières : le mot désigne alors ce groupe, et pas seulement un nom de clan porté ailleurs.
jawara (langue) (other) — Une synthèse de l'UNESCO cite le jawara parmi des langues dites nigéro-camerounaises dont le bobangui, parlé sur le fleuve Congo, reste proche. C'est un nom de langue, sans lien établi avec le nom de clan d'Afrique de l'Ouest.
Porteurs et porteuses
N'y figurent que des personnalités publiques ou historiques, et des personnes qui se sont elles-mêmes reconnues dans ce nom. La liste documente le nom : elle ne permet de déduire l'origine ethnique d'aucune personne qui le porte.
Nous ne nommons aucun porteur : les rois diawara du Kingui ne sont nommés que par une page communautaire, et nous n'avons pas recoupé leurs noms dans une autre source.
Ce que nous ne savons pas encore
Le projet ne documente pas encore le nombre de personnes qui le portent et les noms qui lui sont liés.
L’origine du nom Jawara n’est pas datée dans le projet pour l’instant.
Avant sa plus ancienne trace connue du projet, l’histoire du nom Diawara reste à écrire.
Nous pensons qu’une meilleure connaissance des histoires et des liens entre les populations d’Afrique peut nourrir la compréhension et la coopération.
Une information vous semble inexacte, incomplète ou mal présentée ?
Vous pouvez nous signaler le passage concerné et proposer une source ou un témoignage. Les contributions sont examinées avant d’être intégrées.
La page du nom présente ce que disent les sources : qui l’a donné, à qui, quand et pourquoi, du plus récent au plus ancien.
(Organisation communautaire)
Portail communautaire soninké, page publiée le 9 juillet 2010 ; reportage signé Abdoulaye Diarra sur le pèlerinage des 10 et 11 juin 2010 à Bamaguilé, cercle de Nioro du Sahel, avec les propos de Youssouf Diawara, vice-président de l'association des Diawara du Mali, et d'un chef de famille Diawara. Consulté dans une copie archivée de 2017. Il rapporte ce que disent des porteurs du nom de leur ancêtre ; il ne donne aucun sens au nom.
Traditions : Le Royaume de Diarra ou Kingui(Organisation communautaire) Portail communautaire soninké, page publiée le 15 octobre 2007 par Fodyé Cissé ; le texte est signé Kagoro Doumbé et donné comme repris du site de presse malien maliweb.net. L'auteur écrit en Fofana, cousin à plaisanterie des Niakhaté, et le dit. Consulté dans une copie archivée de 2021. Il donne la lecture « les fauves de Dia », reprend un passage attribué à Youssouf Tata Cissé sur les Diawara de Tounoufou et de Sambouya, et raconte la légende de Daman Guilé ; les dates de règne qu'il propose ne sont pas sourcées.
Les noms de clan du Manden (jamu) dans les sources africaines, occidentales et arabes(Publication académique) Bogacheva, E. A., mémoire de licence, Université d'État de Saint-Pétersbourg, 2017, en russe ; dirigé par A. Davydov, relu par V. Vydrin. Notice Jáwara, p. 56-59 : rattachement aux Malinké et aux Soninké d'après Molinie, officier de la marine française dont le dictionnaire de 1959 était destiné aux Européens en poste en Afrique-Occidentale française (p. 57) ; résumé de Bokar N'Diaye, Groupes ethniques au Mali, 1970, p. 347-376, qui tient les Diawara pour un peuple tirant son nom de leur nom de clan et rapporte le récit du chasseur Daman Guille aux p. 349-351 (p. 57-58) ; rapprochement, proposé par l'autrice, avec la ville de Ghayawara chez al-Bakri et le pays de Ghiyara chez al-Idrisi, d'après leurs traductions russes (p. 58) ; reprise du texte sur les Diawara de Tounoufou et de Sambouya prêté à Youssouf Tata Cissé (p. 58) ; berceau à Kinki d'après Molinie (p. 58) ; la province de Ɲɔ́rɔn, les deux branches et les deux explications du nom tirées de l'ouvrage en n'ko de Souleymane Kanté sur les noms et les jamu du Manden (p. 58-59). Le texte original en n'ko de Kanté et l'étude de N'Diaye n'ont pas été lus ; seuls leurs traductions ou résumés russes l'ont été. Un jugement de Molinie sur le caractère des Diawara, que rapporte la notice, n'est pas repris ici. Un mémoire de licence n'est pas une publication relue par des pairs : il est cité pour les témoignages qu'il transmet.
Une formation politique précoloniale du Sahel occidental malien : le Baakhunu à l'époque des Kaagoro(Publication académique) Ardouin, Claude-Daniel, Cahiers d'études africaines, volume 28, numéro 111-112, 1988, p. 443-461. Étude fondée sur des traditions orales recueillies au Baakhunu, dans l'ouest du Sahel malien. Le récit de Tanba Dancogo : la parenté par les mères entre Jaawara et Kaagoro, « Les Saagonè et les Daabo, ils sont tous Jaawara, se battirent », et l'épisode du miel (p. 447-448) ; d'après un autre narrateur, Daaman Siimagha, cette parenté remonterait au mariage d'un Kaagoro avec la mère de Daamangille, et la chronologie des Jaawara est jugée discutée (p. 448, d'après Mamadou Diawara 1985) ; les Kaagoro prenant part aux luttes internes des Jaawara contre les Daabo (p. 448) ; la victoire des Saagonè sur les Daabo vers 1753-1754, d'après Boyer 1953 et Diawara 1985 (p. 449). Consulté dans une copie numérisée de l'article.
Soundjata ou l'épopée mandingue(Publication académique) Niane, Djibril Tamsir, Présence Africaine, 1960. Transcription du récit du griot Djeli Mamadou Kouyaté de Djeliba Koro (Siguiri) ; c'est une mise par écrit d'une tradition orale. Page lue sur l'exemplaire numérisé d'archive.org (SoundjataOuLepopeeMandingue), proche de l'édition imprimée sans s'y confondre : dans la note 1 du chapitre « L'empire », qui commente la prise de Diaghan par Soundiata, l'éditeur écrit qu'il s'agit de la ville de Dia, que, d'après les traditions, Dia était la ville des grands marabouts, que les Diawara y régnèrent et que leur nom signifie « fauve de Dia » (p. 132). La note est de l'éditeur, non du griot.
Histoire générale de l'Afrique, IV, ch. 8 : Les Songhay du XIIe au XVIe siècle(Organisation intergouvernementale) UNESCO, dir. D. T. Niane, 1985 ; chapitre de S. M. Cissoko. Page imprimée 230 : les clans les plus anciens de la société songhay étaient d'origine soninké (Ture, Sylla, Tunkara, Sise, Jakite, Drame, Jawara), quelques-uns seulement songhay. Le chapitre ne donne aucun sens au nom.
Histoire générale de l'Afrique, V, ch. 12 : Du Niger à la Volta(Organisation intergouvernementale) UNESCO, dir. B. A. Ogot, 1999 ; chapitre de M. Izard et J. Ki-Zerbo. Page imprimée 376 : le roi du Kaarta Sira Bo Koulibali (1761-1780) profite d'une querelle entre deux clans diawara, les Sagone et les Dabora, chasse les Dabora, qui se réfugient au Boundou ou à Ségou, et dispense du tribut les Sagone, tenus pour libres. Le chapitre ne dit rien de l'origine du nom.
Histoire générale de l'Afrique, V, ch. 18 : Des savanes du Cameroun au haut Nil(Organisation intergouvernementale) UNESCO, dir. B. A. Ogot, 1999 ; chapitre d'E. M'Bokolo. Page imprimée 588, à propos des peuples de la cuvette du fleuve Congo et de la Sangha : le bobangui présente de fortes parentés avec le tunen et le jawara. Citée seulement pour distinguer ce nom de langue du nom de clan.
Histoire générale de l'Afrique, VI, ch. 23 : Le Macina et l'Empire torodbe (tukuloor) jusqu'en 1878(Organisation intergouvernementale) UNESCO, dir. J. F. Ade Ajayi, 1996 ; chapitre de M. Ly-Tall. Page imprimée 661 : les Massassi, arrivés au Kaarta vers le milieu du XVIIe siècle, y trouvent les Jawara (Diawara) déjà en place, puis les refoulent vers le sud ; chassés de Nioro, leur capitale, les Jawara se révoltent en 1843 ; d'après un jeli bambara cité par D. S. Diallo en 1977, le prétexte de la guerre fut l'assassinat d'un prince jawara (note 54). Le chapitre ne dit rien de l'origine du nom.
Autoportrait du Mali — Les Obstacles à la Paix(Publication académique) Rapport de recherche-action de l'Institut malien de recherche action pour la paix avec Interpeace, en partenariat avec les Nations unies, mars 2015. Son chapitre sur les diversités socioculturelles donne, pour chaque grand groupe du Mali, quelques noms de famille suivis de « etc. » : la liste est illustrative, sans méthode d'établissement ni source indiquée. Elle atteste qu'un nom est porté dans un groupe, non d'où il vient.
Les noms de famille avec leur jammu kare(Organisation communautaire) Portail communautaire soninké, page d'organisation sociale sans auteur académique identifié : liste non exhaustive, constituée par les internautes du portail, des seconds noms (jammu kare) donnés aux noms de famille soninké. Le jammu kare est, dit la page, le second nom qui s'ajoute à un nom de famille et lui sert d'identifiant. Consultée dans une copie archivée du 12 décembre 2024. On n'en retire ici que la présence du nom dans la liste et ses seconds noms : la liste ne dit rien de leur origine.
Les noms de Famille d'Origine Soninké(Organisation communautaire) Fil de discussion du forum du portail communautaire Soninkara.com, ouvert en décembre 2006 et poursuivi jusqu'en 2011 : des contributeurs, sous pseudonyme, y dressent des listes de noms qu'ils tiennent pour soninké. Les listes se recoupent en partie et se contredisent : plusieurs intervenants rappellent que beaucoup de noms portés aujourd'hui par des Soninké ne sont pas soninké à l'origine, et l'un d'eux demande de distinguer les noms soninké des noms d'origine soninké. Consulté dans une copie archivée de 2024.
Pouvoir, places et filiation : les senankuya au Mali(Publication académique) Canut, Cécile, Cahiers de praxématique, numéro 38, 2002, p. 175-197. Enquête de terrain au Mali. Elle énonce ce que le pacte oblige : la relation vaut à perpétuité pour toute la descendance des deux lignées, le mariage entre elles est prohibé — diversement appliqué aujourd'hui, précise-t-elle — et l'entraide y est due sans réserve. Citée pour l'obligation elle-même ; elle ne nomme pas la paire de cette fiche, que portent les entrées citées à côté d'elle.
Pactes, alliances et plaisanteries. Pratiques locales, discours global(Publication académique) Canut, Cécile, et Smith, Étienne, Cahiers d'études africaines, numéro 184, 2006, p. 687 et suivantes. Citée pour la mise en garde qu'elle porte : l'idée que la parenté à plaisanterie apaiserait les conflits y est traitée comme une hypothèse héritée de Radcliffe-Brown et reprise par les études sur la résolution des conflits, donc comme un discours à analyser et non comme un effet mesuré. La page de début est vérifiée, la page de fin ne l'est pas.
Diawara — origine, signification et incidence du nom de famille(Organisation communautaire) Agrégateur généalogique mondial, consulté le 29 septembre 2026. Incidence mondiale d'environ 208 983 porteurs ; Mali 117 582, Guinée 54 617, Sénégal 16 168, Côte d'Ivoire 6 591, Mauritanie 4 008, France 2 925. La page ne donne aucune signification du nom. Les effectifs hors d'Afrique ne sont pas repris dans les attestations de cette fiche.
Jawara — origine, signification et incidence du nom de famille(Organisation communautaire) Agrégateur généalogique mondial, consulté le 29 septembre 2026. Incidence mondiale d'environ 23 279 porteurs ; Gambie 12 497, Sierra Leone 9 341, Espagne 481, États-Unis 275, Liberia 195. La page ne donne aucune signification du nom. Les effectifs hors d'Afrique ne sont pas repris dans les attestations de cette fiche.