Le terme « Kwa » est introduit par le linguiste allemand Diedrich Westermann en 1927 dans Die westlichen Sudansprachen und ihre Beziehungen zum Bantu (Berlin, Walter de Gruyter) pour désigner un ensemble de langues du golfe de Guinée.
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Westermann reprend un mot attesté dans plusieurs des langues qu'il classe — une racine signifiant « les gens », « le peuple » — et en fait une étiquette scientifique couvrant un ensemble bien plus large que ce que le mot désignait dans chacune de ces langues. Joseph H. Greenberg reprend et élargit ce « Kwa » en 1963 dans The Languages of Africa (Indiana University Press) comme l'une des branches du Niger-Congo, y regroupant à la fois les langues aujourd'hui dites Kwa (Akan, Ga-Dangme, Gbe) et une grande partie de ce qui deviendra Bénoué-Congo (yoruboïde, igboïde, edoïde, idomoïde). Patrick R. Bennett et Jan P. Sterk proposent en 1977, dans « South Central Niger-Congo: A Reclassification » (Studies in African Linguistics 8(3), pp. 241-273), de scinder ce « Kwa » de Greenberg en deux branches sœurs sur un critère morphologique précis : les langues qui ont conservé un système de classes nominales de type bantou restent Bénoué-Congo, celles qui l'ont perdu — Akan, Ga-Dangme, Ewe/Gbe et leurs parentes — deviennent le Kwa au sens restreint, qui est celui de cette fiche. John M. Stewart formalise cette classification restreinte en 1989 dans le chapitre « Kwa » de The Niger-Congo Languages (Bendor-Samuel & Hartell éds., University Press of America, pp. 217-245), et Kay Williamson et Roger Blench la reprennent dans l'arbre du Volta-Congo qui reste la référence de synthèse en 2000 (« Niger-Congo », dans Heine & Nurse éds., African Languages: An Introduction, Cambridge University Press, pp. 11-42).
Suivre l'histoire du nom Kwa→La page du nom présente ce que disent les sources : qui l'a donné, à qui, quand et pourquoi, en remontant le temps.
- Kwa (sens large, Greenberg 1963)
- Western Sudanic / langues soudanaises occidentales (Westermann 1927)
Le nom vient d'un linguiste européen qui a réutilisé un mot désignant « les gens » dans certaines des langues concernées pour nommer, de l'extérieur, un regroupement qu'aucune de ces communautés ne revendique pour elle-même.